
Le zinc recouvre une bonne partie des toits de Paris, ce qui leur confère cette couleur grise emblématique.
Les couvreur-zingueurs tentent de sauvegarder ce savoir-faire et pallier le manque accru d’artisans, la profession frôlant la pénurie. En effet, 80% des toitures parisiennes sont couvertes de zinc et on ne trouve aujourd’hui plus assez de couvreurs pour rénover les toits parisiens. Ceci est un enjeu social, de patrimoine et de transmission.
Un métier vieux de plus de 200 ans
En 2014, une candidature a été déposée afin de faire rentrer le métier de couvreur-zingueur au patrimoine immatériel de l’Unesco. Cependant, pour des raisons politiques, la demande n’a pas été retenue. En effet, la maire de Paris, Anne Hidalgo, ne soutenait pas l’initiative et se montrait sceptique, faisant part à l’AFP de ses réserves sur cette démarche, qui ne semble pas susceptible d’aboutir, au regard des critères établis par l’Unesco pour inscrire un bien au patrimoine mondial.
En 2017, le savoir-faire des couvreurs-zingueurs de Paris fut répertorié par l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. Et une année plus tard, la candidature à l’Unesco a été approuvée.
Ceci est une reconnaissance de ce savoir-faire ancestral et une consécration pour les artisans perpétuant la tradition française.
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